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"Le
port est dans la ville comme au creux de la main", écrit le poète
marseillais Louis Brauquier dans les années 50. Il voit Marseille
organisée autour de son "Vieux-Port". En arrivant du large, on
s'insinue par un goulet oblique dans un vaste plan d'eau rectangulaire.
Au Nord, au bord de sa longueur, le berceau de la ville; au Sud le quartier
de Rive-Neuve, né d'un agrandissement décidé au XVIIème
siècle. A l'Ouest les îles, dont celle d'If au fameux château.
A l'Est, perpendiculaire à la largeur du plan d'eau, une avenue
découpe symétriquement le centre ville : la fameuse
Canebière. A une cinquantaine de mètres, sur la gauche en
s'éloignant du port, un bâtiment construit sous le second
Empire. C'est la Bourse, indispensable point de repère pour imaginer
la cité d'autrefois, celle de la fondation, il y a 2 600 ans,
celle qu'assiégea César en 49 avant Jésus-Christ.
"Marseille,
écrit le général romain, est baignée par la
mer presque de trois côtés, le quatrième est le seul
qui soit accessible par terre." La site lui est apparu comme une sorte
de presqu'île. Avant lui, au IVème siècle, le poète
Avienus avait pareillement dit dans ses Ora Maritima : "La
mer baigne les côtés de la ville. Un étang la contourne.
L'eau lèche les pieds de la citadelle et environne les maisons.
La cité est presque une île." Après lui, dans le Panégyrique
de Constantin, en 310 après J. C., un rhéteur déclare
pareillement : "La ville de Marseille ne tient à la terre
ferme que par un espace de 1500 pas seulement, fortifié par un
mur solide garni de nombreuses tours." Pendant des siècles, incrédules
ou perplexes, les lecteurs de ces textes ont dépensé des
trésors d'imagination pour essayer de les comprendre. Certains
avaient enfin deviné la solution, il y a moins de cent ans. On
ne la connaît avec certitude que depuis une trentaine d'années,
une misère à l'échelle de l'histoire de la plus ancienne
ville de France.
Depuis
1913, année de la démolition, décidée par
la municipalité, d'un quartier vétuste et insalubre, un
terrain idéalement situé, dit "de derrière la Bourse"
se trouvait inexplicablement laissé à l'abandon à
quelques mètres de la Canebière. En 1962, sur son côté
est, on se contenta d'élever trois blocs de béton, trois
boîtes que peut seule excuser la crise du logement qui régnait
alors. A leurs pieds, comme une déchirure entre la cité
et son port, entre sa partie nord et ses quartiers sud, un espace de plusieurs
hectares restait désespérément vide. Il appartenait
à la ville. On n'y avait pas même aménagé un
jardin public. A peine pouvait-il servir de parking en plein air.
En
1962, sur proposition de son maire, Gaston Defferre, la municipalité
décide enfin de tirer parti de cette exceptionnelle réserve.
Un grand projet, voté à l'unanimité. On y créera
le centre directionnel de la ville. On y joindra un complexe commercial.
Ce coin trop longtemps négligé reprendra vie en devenant
le cur de Marseille, point de convergence des quatre coins de la
cité, forte soudure entre les deux parties situées de part
et d'autre de la Canebière. Ces buts sont importants, et la réalisation
de ce projet coûtera cher. On fera appel à des investisements
privés. De gros intérêts financiers sont en jeu.
Et
voici qu'avec eux vont entrer en conflit des enjeux d'un autre ordre :
les trésors du passé. Pour permettre aux Marseillais d'accéder
en voiture dans le centre économique et commercial projeté
(le Centre Bourse), il fallait un vaste parking, échelonnné
dans le sol sur plusieurs étages. On creusa donc profondément.
Et dès le début des travaux, en 1967, on découvrit
à la surprise générale ce que les archéologues
avertis s'attendaient à trouver : environ 150 mètres du
rempart héllénistique de la ville (milieu du IIème
siècle av. J. C.), les restes d'une enceinte plus tardive, une
nécropole grecque, des docks romains et des installations portuaires
d'une importance exceptionnelle.
La
municipalité ne vit pas d'emblée l'intérêt
de ces trouvailles. Soutenus par André Malraux, alors ministre
de la culture, les archéologues durent batailler ferme pour imposer
des fouilles de sauvegarde, les premières de ce genre en France.
Aidés d'une partie des élus, ils eurent du mal à
faire comprendre à ceux qui trouvaient que les retards coûtaient
cher l'inestimable valeur de ces vestiges qui surgissaient du sol, un
"patrimoine" comme on dit aujourd'hui, sans toujours en tenir plus de
compte qu'aux temps barbares. La notion, sinon le mot, était nouvelle
alors. C'est à Marseille, à l'occasion de cette capitale
découverte de son passé, que se déroula le combat
fondateur qui aboutit à des règles dont maintes découvertes
ont profité par la suite.
En
ce temps-là, on adopta une solution de compromis. Elle permit de
sauver in situ la partie retrouvée du rempart hellénistique
de la ville et l'essentiel du port romain. On peut les admirer sur un
hectare au "Jardin des Vestiges", au pied du Centre Bourse, diminué
d'autant. Ce quon a mis à jour est formé de grands
blocs de pierre rose provenant du cap Couronne, appareillés à
joints vifs. Ce sont les restes d'une muraille plus épaisse (il
y avait un autre mur, intérieur, et du remblai entre les deux).
Elle sétend de part et d'autre des bases, également
retrouvées, de deux grosses tours rectangulaires, qui protégeaient
une porte monumentale, principale entrée de la ville.
Perpendiculaires
au rempart retrouvé, qui avait probablement été précédé
au même endroit d'un rempart plus ancien, les chaussées romaines
et grecques superposées portent encore la trace des roues des chars
qui allaient dans la ville par la voie majeure de la cité. Cette
voie, dont le trajet était immuable depuis la fondation de la ville,
et qui le restera jusqu'à l'agrandissement décidé
par Louis XIV, conduisait, à partir de ce qui est devenu la rue
Henri-Fiocca et l'actuelle Grand-Rue, vers les buttes où les Grecs
fondateurs avaient bâti leur cité.
Les
remparts héllénistiques étaient partiellement bordés
d'un quai romain du Ier siècle qui constituait avec eux le plus
bel ensemble militaro-portuaire jamais découvert. Car la vaste
étendue qui est devenue le Vieux Port était à l'origine
plus large et plus profonde qu'aujourd'hui. Elle débordait de tous
côtés les quais actuels, atteignait et même dépassait
le lieu de l'actuelle Bourse, s'incurvait vers le Nord pour former une
sorte de corne, y longeait en partie le rempart. Dans le prolongement
nord de cette corne, un bassin d'eau douce (romain) a servi à l'approvisionnement
des navires. Non loin de lui, vers l'extrémité de la corne,
se jetait le Lacydon, ruisseau sacré, dont le port a longtemps
tiré son nom. De l'autre côté, se trouvaient un puits
archaïque monumental et des docks. On a gardé les murs de
la darse romaine et du bassin d'eau douce, mais on ne voulut pas diminuer
davantage l'ensemble commercial projeté. Rapidement inventorié,
le reste a été enfoui sous les fondations des immeubles.
Le
20 novembre 1974, au début de l'après-midi, en creusant
l'entrée du parking, on vit tout à coup le godet d'une pelleteuse
émerger, tel un saurien emportant sa proie dans sa gueule, avec,
noyée dans sa gangue de boue, une pièce de bois massif de
plus d'un mètre de long. En embuscade sur un chantier qu'ils pensaient
situé juste à l'emplacement de la corne du port romain de
Massalia, les archéologues identifièrent aussitôt
cette trouvaille comme une partie des uvres vives d'un vaisseau
antique. C'était en effet un morceau d'un navire de commerce romain
du Ier siècle après J. C., vestige d'autant plus précieux
que les épaves de cette époque sont rarissimes.
La
pièce de bois arrachée à la nuit des temps par la
pelleteuse faisait partie de la proue d'un bâtiment qui gisait depuis
quelque dix-neuf siècles par trois mètres de fond, dans
la nuit minérale, à égale distance de la couche la
plus profonde du port antique aménagé par les Grecs qui
fondèrent Marseille et de celle qui date l'abandon de la corne
du port, devenue impraticable par suite d'ensablement, au IIIème
siècle après Jésus-Christ.
Constitué
d'une quinzaine d'essences différentes, le navire antique de la
Bourse, comme on l'appela désormais, mesurait 20 mètres
de long sur 8 de large et pesait 10 tonnes. Remarquablement conservé,
il avait gardé intacte une soixantaine de ses membrures (les pièces
de bois fixées à la quille qui donnent sa forme à
la coque). Il convenait de tout faire pour en assurer dégagement
et conservation. Dépêchée sur place, une équipe
de spécialistes de l'Institut d'Archéologie Méditerranéenne
le dégagea en moins d'un mois. Léquipe municipale
chargée de suivre les fouilles trouva bientôt le moyen, par
des méthodes alors inédites, d'empêcher la désagrégation
de l'épave, qui avait retrouvé la lumière.
Enfin
consciente de l'intérêt des découvertes qu'on avait
faites, la ville décida d'ajouter au complexe commercial prévu
un musée d'histoire de la ville, bâti face aux remparts.
Le navire romain retrouvé, lyophilisé, sauvé, y figure
comme une pièce maîtresse. Il rappelle aux visiteurs que
tout près de son emplacement actuel, se trouvait un port disparu,
aménagé dans un marécage, sur un site riche en eau
douce.
Grâce
aux fouilles dites de "derrière la Bourse", on sait maintenant
ce qu'a été la configuration de la cité au temps
de César, à l'époque hellénistique, et même
avant. Elle n'enfermait pas son port comme au temps de Louis Brauquier.
Elle le longeait d'un seul côté, qui formait le sud de la
ville. Bordée à l'Ouest par le large sur une distance à
peu près équivalente, elle formait une sorte de triangle
isocèle, dont la base, légèrement convexe était
bornée au Nord-Nord-Est par le rempart en partie retrouvé.
Il allait de la corne du port jusqu'à la mer, qu'il rencontrait
à la naissance de ce qu'on appellera plus tard l'anse de l'Ourse,
aujourd'hui engloutie dans le bassin de la Joliette, derrière l'actuelle
Cathédrale..
Toute
l'histoire de Marseille jusqu'à Louis XIV se passera dans cet espace
d'une cinquantaine d'hectares, rythmé de trois buttes dites actuellement
de Saint-Laurent, des Moulins et des Carmes (24, 42, 38 mètres).
Elles formaient comme une épine dorsale au-dessus de l'unique rive
d'un port qui reliait la ville à tout ce que l'on connaissait alors
du monde. De toutes récentes découvertes ont permis de montrer
que cette rive était, dans sa partie proche de l'hôtel de
ville, largement en retrait par rapport au quai d'aujourd'hui.
Construite
au XVIIème siècle à quelques mètres de la
rive actuelle, la mairie est depuis longtemps trop petite. En 1992, on
décide d'en construire une annexe, avec une grande salle de délibération.
Elle se dressera sur la place Jules-Verne, à l'est et un peu en
retrait de l'ancien bâtiment. Pour rentabiliser l'entreprise, on
décide de creuser un parking en dessous du futur bâtiment.
Les parkings sont favorables aux archéologues, qui désormais
précèdent les pelleteuses et ont pouvoir de les arrêter
temporairement. Ils ont pu, grâce à ce creusement, découvrir
l'emplacement exact du rivage antique et de précieux témoins
de l'activité du port aux époques grecque et romaine.
En
s'enfonçant dans la boue des siècles, les engins ont retrouvé
les épaves de cinq navires et de docks et entrepôts d'époque
romaine. Puis à l'angle nord-est du site, à plus de cent
mètres au nord du quai actuel, sous l'emplacement d'un quai ou
d'une jetée qui y avaient été ultérieurement
bâtis, au niveau de la mer de l'époque, dans la vase noire
piquetée de coquillages blancs et de cailloux comme pour former
écrin à ces trésors, ont été mis à
jour en juillet 1993, juste avant la fin du chantier, reposant côte
à côte, semblables à un grand dauphin et à
son bébé, un bateau grec de 14 mètres de long et
une barque de 5 mètres, un voilier de commerce et un lointain ancêtre
des "pointus" de pêche marseillais. Le poids du temps et de la terre
les avait ouverts comme des livres, mais protégés de tout
pourrissement dans cette atmosphère anaérobie, ils étaient
pratiquement intacts.
La
longue histoire de la ville venait de faire aux chercheurs (et aux Marseillais)
un cadeau extraordinaire. Quand on les eut datés avec une suffisante
précision, on se rendit compte qu'ils étaient là
depuis 2 500 ans, presque contemporains de la fondation de la cité.
C'étaient les premiers navires grecs mis au jour dans la première
ville grecque de la Méditerranée occidentale. Un événement !
Le monde de l'archéologie n'en connaissait jusqu'alors que deux
exemplaires aussi anciens, mais en moins bon état, retrouvés
sur les côtes d'Israël et de Sicile.
La
petite barque témoigne des techniques de construction navale en
vigueur six siècles avant notre ère : les planches en bois
de pin de la coque sont maintenues ensemble par des ligatures végétales
qui les relient par une "couture" au point de croix ou de surjet. Le navire,
avec sa quille de chêne, combine cette technique archaïque
avec celle des tenons et des mortaises, maintenus en place par des chevilles,
qui durera autant que la marine en bois.
Ces
navires ne racontent pas seulement leur propre passé. Ils ont vu
la ville peu après son commencement. Ils ont porté des marins
grecs dont les pères ou les grands-pères avaient été
les compagnons des Phocéens venus la fonder. Ce ne sont pas des
épaves, mais de précieuses reliques qui relient l'histoire
de la cité à sa légende.
Que
vont-elles devenir ? Elles devaient orner la nouvelle salle des délibérations
de la ville. Mais le projet de construction lancé et largement
avancé par la municipalité Vigouroux est maintenant abandonné
par la nouvelle équipe dirigée par Jean-Claude Gaudin. Trop
tard, car le parking est là, lui, et bien là. On n'a pas
su, pas voulu comprendre quelle richesse aurait été pour
Marseille le maintien in situ des navires dont les fouilles avaient fait
cadeau à la ville, la possibilité pour ses habitants et
pour les touristes du monde entier de retouver, 26 siècles après,
le rivage des origines.
Et
voici qu'une nouvelle fois tout recommence. En 1993, le sculpteur César
décide de donner à la ville toutes celles de ses uvres
qui lui appartiennent. On devra construire un musée pour les abriter.
Par une singulière aberration, on décide de l'élever
place Villeneuve-Bargemont, près de la mairie, de l'autre côté
de la place Jules-Verne. Comme s'il n'y avait pas d'autre endroit disponible
que cet espace dont l'existence met en valeur la Maison diamantée,
l'hôtel de ville, l'Hôtel-Dieu, l'hôtel Daviel, tous
somptueux joyaux de l'architecture marseillaise entre la Renaissance et
le XVIIIème siècle.
Une
fois de plus, on creuse le sol de l'ancienne ville, et une fois de plus,
les archéologues doivent intervenir pour mener des fouilles de
sauvegarde. Une fois de plus, on découvre des trésors :
les vestiges d'un débarcadère du Ier siècle de notre
ère et la continuation du quai du VIème avant J. C.
Une fois de plus, on ne songe pas à garder ces vestiges sur place
dans leur écrin naturel. Plus question de musée César
à cet endroit. Ce projet est, lui aussi, abandonné par la
nouvelle municipalité, mais non l'idée d'y construire quelque
chose. Ce serait un double gâchis, d'une perspective et de la possibilité
de mettre en valeur le lieu où les Phocéens ont fondé
Marseille en y établissant leur premier port.
Marseillais
"monté" à Paris pour y chercher une "reconnaissance" nationale,
Joseph Méry déplore que sa ville ne possède pas de
monuments dignes de son glorieux passé. "Quand Marseille ne s'est
pas elle-même dépouillée d'un ornement, écrit-il
en 1860, dans Marseille et les Marseillais, elle en a été
dépouillée par un autre. Ville antique qui n'a rien d'antique,
belle ville qui n'a rien de beau, elle a fait un voyage de deux mille
ans à travers l'histoire, et elle est arrivée en n'ayant
conservé que son nom, comme le navire Argo." Bel exemple de l'autodénigrement
habituel aux Marseillais, qui ont résumé ce constat pessimiste
de façon lapidaire : "Marseille, ville antique sans antiquités."
Ce
n'était pas tout à fait vrai au temps de Méry. Ce
ne l'est plus du tout depuis les découvertes du centre Bourse et
des alentours de la mairie. Il est vrai que les Marseillais ont longtemps
gaspillé leur patrimoine, et qu'ils risquent de continuer. Mais
la ville est pleine de richesses. En premier lieu, celles qu'elle a reçues
de la nature.
Notes
Sur
le site dit de "derrière la Bourse", voir dans le numéro
160 (septembre 1991), Marseille avant Marseille, de la revue Marseille,
l'article de M. Euzénat, "Les Fouilles de la Bourse vingt ans
après
". On avait découvert dès 1913 une portion
des remparts, dite " mur de Crinas ", mais les achéologues
du temps navaient pas vu quil appartenait à un ensemble
plus vaste.
Pour
les fouilles de la place Jules-Verne, voir la communication, suivie d'une
importante bibliographie, de Mme Antoinette Hesnard, en mars 1994, à
l'Académie des Inscriptions et Belle-Lettres, "Une nouvelle fouille
du port de Marseille, place Jules Verne" et celle qui la complète,
en avril-juin 1995, de P. Pomey, "Les Epaves grecques et romaines de la
place Jules Verne, à Marseille". Voir aussi Le Temps des découvertes,
Marseille de Protis à la reine Jeanne, publication du Musée
dhistoire de Marseille, 1993, p. 55-61.
Mme
A. Hesnard commence sa communication en rappelant celles, devant la même
Académie, de M. Euzénat et F. Salviat en avril 1968, puis
de M. Euzénat en octobre 1976, sur la fouille de la Bourse. "Cette
fouille, écrit-elle, fut doublement célèbre, parce
qu'elle faisait surgir port et muraille de cette cité historiquement
célèbre mais archéologiquement très peu connue,
et parce qu'elle a constitué la première fouille urbaine
de grande ampleur en France."
Ceux
qui donnent un tracé des plus anciennes fortifications de Marseille
en appuient l'extrémité nord-est tantôt à l'extrémité
intérieure de l'anse de l'Ourse, du côté de l'actuelle
cathédrale, tantôt à l'autre extrémité
de la même anse.
Le
programme du musée dhistoire de Marseille date de 1974. En
1975, Michel Drocourt est nommé chargé de mission auprès
de ladjoint aux affaires culturelles, Jean Goudareau, qui avait
largement contribué à la sauvegarde des vestiges in situ,
pour suivre ce projet et intégrer le domaine historique dans les
travaux daménagement en cours. Il est dautre part architecte
conseil de la ville avec mission de veiller sur le patrimoine architectural,
neuf ou ancien. Il dirige latelier du patrimoine de la ville de
Marseille. Cest à lui que revient lidée de la
lyophilisation qui a permis de sauver le navire mis à jour après
tant de siècles.
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